Portrait et indications des 38 fleurs + 1

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Portrait et indications des 38 fleurs + 1

 
 

Le Dr Bach écrivait :

« La maladie est une réaction face aux intrusions. Cet échec temporaire provoque une dépression qui se manifeste quand nous laissons les autres s’ingérer dans notre vie et semer le doute, la peur ou l’indifférence dans nos esprits ».

Le Dr Bach a réparti les 38 fleurs en 7 groupes correspondant aux conflits fondamentaux qui nous empêchent d’être fidèles à nous-mêmes :

La peur qui bloque les initiatives et la créativité :

Tremble (Aspen), Prunier sauvage (Cherry plum), Mimule (Mimulus), Marronnier rouge (Red chestnut), Hélianthème (Rock rose).

L’incertitude qui fige notre visée, nous empêche de nous révéler dans l’existence – c’est le surplace :

Plumbago (Cerato), Ajonc (Gorse), Gentiane (Gentian), Charme (Hornbeam), Gnavelle (Scleranthus), Avoine sauvage (Wild oat).

La solitude source d’isolement, de souffrance, d’exclusion, d’incompréhension :

Bruyère (Heather), Impatiente (Impatiens), Hottonie des marais (Water violet).

Le manque d’ancrage et d’implication dans la vie, sources d’illusions, détourne notre attention du moment présent et dilapide notre vitalité :

Bourgeon de  marronnier (Chestnut bud), Clématite (Clematis), Chèvrefeuille (Honeysuckle), Moutarde (Mustard), Olivier (Olive), Marronnier blanc (White chestnut), Eglantier (Wild rose).

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Pommier sauvage (Crab apple), Orme (Elm), Mélèze (Larch), Chêne (Oak), Pin (Pine), Damed’onze heures ou Ornithogale (Star of Bethleem), Châtaigner (Sweet chestnut), Saule (Willow).

L’ingérence dans les affaires des autres, qui nous empêche d’être centré, juste et authentique. Notre ego sur actif veut corriger sur le champ toute erreur :

Hêtre (Beech), Chicorée (Chicory), Eau de roche (Rock water), Vervaine (Vervain), Vigne (Vine).

L’hypersensibilité aux influences et aux idées fait qu’on renonce à exprimer pleinement sa différence, qu’on étouffe sa  propre créativité en réprimant celle des autres.

Aigremoine (Agrimony), Centaurée (Centaury), Houx (Holly), Noyer (Walnut)
 
 

1 . Agrimony – Aigremoine

Agrimonia Eupatoria

(4ème remède guérisseur)

L’hypersensibilité aux influences et aux idées fait qu’on renonce à exprimer pleinement sa différence, qu’on étouffe sa  propre créativité en réprimant celle des autres.

Très sociable, sensible, d’apparence joviale et insouciante, notre être en profondeur est solitaire, inquiet, tourmenté, agité. Comment avoir foi dans la vie quand tant de tragédies se déroulent ici bas ? Il aime les stimulations de la compagnie mais détourne tout ce qui pourrait le conduire sur le chemin de sa vérité intérieure en se cachant derrière le masque de ses plaisanteries. Pour ne déplaire à personne (car il est très perturbé face aux conflits), il refoule, bois, s’oublie, fuis, minimise, et cherche des compromis. Pour évoluer, nous sommes invités à modérer le flot de pensées que charrie notre extrême émotivité, à mieux assumer nos positions lors des confrontations. Nous acquérons alors une spontanéité vraie, une clarté d’âme, qui nous procure un sentiment de paix intérieure.


La plante, disséminée, aime le passage. Elle s’élance et se dresse tête basse. Ses racines vivaces se gorgent de réserves. La direction de sa croissance et ses fleurs, en épis solitaires, indiquent sa vive détermination à rejoindre gaiement la Source, sa vérité intérieure. L’essence permet de retrouver confiance dans la multiplicité de nos expressions individuelles. Elle nous apporte la paix.
 
 

2 . Aspen – Peuplier tremble

Populus tremula

La peur qui bloque les initiatives et la créativité :

Des peurs occultes, inexplicables, vagues, d’origine inconnue, paralysent l’action. Notre être appréhende, attend, se sent menacé par ces ombres surnaturelles qui passent. L’âme est troublée. Ces prémonitions augurent d’une catastrophe imminente : chair de poule, sentiment d’être incompris ! L’être qui tremble d’une nervosité mal identifiée, devient poreux au monde médiumnique, et sens déferler sur lui des énergies invisibles au pouvoir effrayant. Des réalités non perceptibles à nos sens communs se manifestent. Pour évoluer, nous sommes invités à rencontrer l’inconnu. Alors, nous apprivoisons notre sensibilité extrême et vivons le mystère de la vie à visage découvert.

L’arbre menu, possède un port ouvert, diffus et délicat. Ses racine restent superficielle. Sa taille est modeste, sa longévité limitée. L’écorce de l’arbre, lisse et argentée semble fantomatique. Rêve ou réalité ? Les feuilles tremblent au moindre vent.Les fleurs en chatons duveteux sont suspendues, fin février, début mars, prêtes à tomber dans le vide. Regardant la terre, elles semblent fuir le ciel et l’invisible. A la fin, c’est un fin duvet blanc de graines qui flotte dans l’air, emporté par le vent. L’essence hisse notre conscience à des niveaux plus subtils.

 
 

3 . Beech – Hêtre

Fagus sylvatica

L’ingérence dans les affaires des autres, qui nous empêche d’être centré, juste et authentique. Notre ego sur actif veut corriger sur le champ toute erreur :

Notre être restreint sa joie de vivre en adoptant un comportement tatillon, intolérant, arrogant, strict, parfois cynique. Sa critique permanente souligne qu’il ne saurait y avoir conception plus parfaite que la sienne, surtout en matière d’exactitude, d’ordre, de discipline ! Aucun détail ne trouve grâce à ses yeux. De tendance intransigeante, inflexible, colérique, il manque d’objectivité, de compréhension et de compassion envers les autres. La liberté des autres l’ulcère. Ses préjugés l’emportent. Ses normes sont pointilleuses et son manque d’estime de lui même le pousse à développer un sentiment de supériorité. Il fait souvent la morale. Pour évoluer, nous sommes invités à contacter une vision généreuse, tolérante, indulgente et bienveillante des autres. À chacun sa voie pour trouver son équilibre, à chacun son propre sens de la beauté et du bien ! D’autres valeurs que les nôtres méritent respect ! 

Le silence sous la voûte d’une hêtraie invite à la méditation, à l’écoute.L’arbre est raffiné, son bois est superbe. Son port est magnifique et élevé. Son feuillage est si fourni et si haut, qu’à son pied, nul autre végétal n’arrive à trouver assez de lumière pour croître. Mais attention, un coup de vent et le voilà abattu car ses racines restent superficielles. Sa splendeur doit-elle étouffer la réalité qui l’entoure ? Loin d’écraser, ces belles qualités pourraient révéler la beauté de bien des paysage. L’essence apporte sérénité, indulgence, compréhension, sensibilité, écoute.

 
 

4 . Centaury – Petite Centaurée

Centaurium erythaea

(7ème remède guérisseur)

L’hypersensibilité aux influences et aux idées fait qu’on renonce à exprimer pleinement sa différence, qu’on étouffe sa  propre créativité en réprimant celle des autres.

Manquant d’affirmation puis de volonté, notre être qui a du mal à conquérir sa liberté renonce à se réaliser. Altruiste, attentiste, réceptif, serviable à l’excès jusqu’au masochisme, sa générosité naturelle reste soumise, attirée par les tyrans et les illuminés de passage. Son esprit de sacrifice porte la marque d’un sentiment d’infériorité qui le rend faible. Au service des autres, sensible à leurs compliments, il devient esclave de sa propre gentillesse et néglige ses intérêts propres. Pour évoluer, nous sommes invités à mieux affirmer notre détermination, à être à l’écoute de nos objectifs intérieurs, et à mieux gérer notre propre partie.

La plante passe inaperçue et s’adapte sur des terrains pauvres, parmi les herbes sèches. Elle semble fragile et passive, ses fleurs hésitant à s’épanouir. Difficiles à repérer, les étoiles de ces dernières, loin d’être anodines, dégagent pourtant tout un monde de délicatesse, de disponibilité, de rose douceur qui invite au rayonnement de l’individuation ! L’essence consolide notre caractère pour nous aider à nous réaliser avec détermination. Un sentiment de force émerge alors.

 
 

5 . Cerato – Plumbago

Ceratostigma willmottiana

(8ème remède guérisseur)

L’incertitude qui fige notre visée, nous empêche de nous révéler dans l’existence – c’est le surplace :

Notre être perd de vue ce qui est essentiel, juste et vrai pour lui. Il a besoin de protection et  s’en remet aveuglément aux conseils des autres, se laissant facilement entraîner sur de fausses pistes. Son défaut est l’ignorance. Pour combler sa soif d’apprendre et de comprendre, il copie les conventions du moment, questionne à tout-va, dénigre sa propre capacité à prendre les décisions qui l’engagent, leur préférant l’appui et l’approbation des autres. Pour évoluer, nous sommes invités à nous fier davantage à notre intuition, à nous baser sur nos propres jugements, et à laisser notre guide intérieur diriger la situation.

Ce buisson vivace, d’origine tibétaine, est touffu. Son geste est diffus. La plante domestiquée, ne produit pas de graines. Elle possède des fleurs à cinq pétales d’un bleu intense. La vraie vie spirituelle repose sur le fait que l’on se reconnaisse autonome, conscient de notre pouvoir intérieur, libre d’affirmer de façon pleinement responsable : « Je Suis ». L’essence nous permet de retrouver confiance en nos propres affaires. Elle renforce nos qualités d’enseignant et nous apprend la sagesse. Elle nous redonne confiance dans notre propre intuition.

 
 
 

6 . Cherry plum – Prunier myrobolan

Prunus Cerasifera myrabolana

La peur qui bloque les initiatives et la créativité :

À deux pas de perdre raison, des pulsions incontrôlables poussent notre être à commettre l’irréparable. Ces sombres envies se déchaînent à son insu. Des pensées obsédantes le plongent dans un état de crise, désespéré. Au paroxysme du décrochage, la folie guette, un déclenchement de tensions extrêmes menace l’équilibre nerveux. Pour évoluer, nous sommes invités à puiser dans l’immense réservoir de nos ressources subconscientes, la force de nous confronter aux plus grands défis spirituels. Ces vérités profondes forgent notre âme sur terre.

Ce petit arbre possède un tronc nerveux, dressé, ténu, lisse, divisé en bouquet. Les individus présentent une grande variabilité de leurs caractéristiques : l’espèce est instable. La formation des fruits (des cerises jaunes) est rare. La floraison exubérante présente des fleurs blanches, mellifères et très précoces, qui annoncent le retour à la vie. Les feuilles nouvelles, vert tendre, claironnent le printemps, tandis que les haies étincelantes, sorties des terribles giboulées, convient la nature à la réconciliation et à la paix. L’essence invite à puiser, dans un bain d’énergie spirituelle, la ressource de se détendre. Elle apporte force mentale et confiance.

 
 
 

7 . Chestnut bud – bourgeons de Marronnier d’Inde

Aesculus hippocastanum

Le manque d’ancrage et d’implication dans la vie, sources d’illusions détourne notre attention du moment présent et dilapide notre vitalité :

Notre être ne profite pas des enseignements contenus dans les expériences réitérées qui se présentent à lui. Il se précipite et collectionne les mêmes erreurs sans tenir compte de ses acquis. Le film tourne en rond, l’attention est distraite, l’observation distante. Les vieux schémas de pensée et d’action se présentent de nouveau, mais l’être pour autant ne gagne pas en connaissance. Les bénéfices des leçons de la vie ne s’impriment pas dans sa conscience. La vie superficielle semble cahotante. Pour évoluer, nous sommes invités à nous concentrer sur les ressources de notre richesse intérieure. Nous y intégrons l’expérience acquise, fruit de l’attention que nous portons aux situations concrètes.

Le bourgeon de marronnier est un concentré de déploiement. Tel un éléphant végétal, il renferme toute la mémoire de son développement. Le bourgeon un peu lourd, poisseux et paresseux, contient, dans son éclosion future, la force d’une trame magnétique, qui se souvient de tout. L’essence stimule la conscience de l’expérience acquise et permet de s’y fier. Elle nous aide à dire « oui » aux leçons de la vie et soutient le souffle de l’âme.

 
 

8 . Chicory – Chicorée

Chicorum intybus

(5ème remède guérisseur)

L’ingérence dans les affaires des autres, qui nous empêche d’être centré, juste et authentique. Notre ego sur actif veut corriger sur le champ toute erreur :

Sous des dehors faussement altruistes, notre être, qui a besoin des autres, s’ingère dans leur vie. Il s’apitoie sur lui-même et se sent brimé. Changeant, son charme masque une nature pos­sessive, manipulatrice, narcissique, égoïste, calculatrice, parfois colérique, vindicative, jalouse, malveillante. Il a tendance à dominer son entourage de manière méprisante, prétextant, vexé, que c’est lui la victime ! Il est avide de reconnaissance, possessif. Son amour très conditionnel fait qu’il exige qu’on l’aime. Il a du mal à pardonner. En sa présence on se sent vidé de sa substance, dévitalisé. Pour évoluer, nous sommes invités à donner sans rien attendre en retour, à respecter sans opportunisme, et à bénir tout ce qui nous entoure. Nous deve­nons désintéressés, et nous consacrons aux autres.

La fleur appelée étoile de Marie est délicate, noble et bienveillante. Son amour puise dans le pur indigo pâle de ses pétales, l’élan spirituel de sa force. A l’opposé, les feuilles, coriaces, dentées (qui accaparent la lu­mière), la tige ligneuse (cramponnée au sol,  impossible à arracher) et produisant un lait amer,  in­diquent un type bien rude. L’essence apporte amour sans restriction, compassion, consolation, tolérance vis-à-vis du besoin d’autonomie et de liberté des autres.


 
 

9 . Clematis – Clématite

Clematis vitalba

(2ème remède guérisseur)

Le manque d’ancrage et d’implication dans la vie, sources d’illusions, détourne notre attention du moment présent et dilapide notre vitalité :

Notre être, qui se réfugie dans l’imaginaire, décroche de la réalité. Il plane, s’évade, somnole, les sens assoupis dans les vagues de brouillard d’un monde parallèle. Très décontracté, détaché, distrait, paresseux, il semble s’évanouir dans la pâle confusion de son rêve. C’est un « mental » juvénile et inconscient des émotions qui le traversent : les choses concrètes l’ennuient. Son manque d’attention le rend maladroit. Il se retire imperturbablement à l’intérieur de lui-même car le moment présent ne l’intéresse pas. A l’égal de sa léthargie, son désir de vivre semble faible. Pour évoluer, nous sommes invités à mener notre créativité vers des réalisations matérielles abouties, et à mettre en pratique nos inspirations de façon assidue et constante.

La plante grimpe au ciel en s’appuyant sur les haies, garantissant son maintien, en les recouvrant d’une masse tremblante et gélatineuse qui hypnotise. La clématite se projette mais laisse au vent le soin d’emporter ses graines. Ses fleurs blanches scintillent. Elles revêtent les taillis et les haies d’un voile de dentelle argenté, vaporeux, réfléchissant et féerique. En colonie, la clématite dessine des paysages aux contours laiteux, improbables. L’essence stimule la conscience du moment présent.

 
 

10 . Crab apple – Pommier sauvage

Malus sylvestris

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Un sentiment diffus de dégoût, de honte, contraint notre être à chasser de lui tout désordre susceptible de polluer son monde intérieur. Ça peut être un petit défaut, une maladie de peau qui, en apparence, ne paraît pas très importante. En fait, ce détail peut le perturber jusqu’à l’obsession. Il se met à nettoyer à l’excès, à se laver sans cesse pour éliminer l’impur qui empoisonne sa vie. Toute souillure devient une réalité toxique à évacuer sans délai ! Pour évoluer, nous sommes invités à reconnaître, puis à transformer les énergies obscures, qui nous habitent. La répulsion ressentie face à des actes ordinaires de la vie intime et sociale disparaît.


Le gui qui parasite souvent l’arbre est le chancre de son écorce. Les fleurs du pommier sauvage irradient de leur blancheur une beauté simple, douce et joyeuse. De même que la lumière qui en émane, l’amertume des pommes sauvages, fruits à cinq loges, purifie et nettoie. Les petites pommes restent fixées à l’arbre sans pourrir. Comme l’étoile à cinq branches, la pomme est le symbole terrestre de l’immortalité. L’essence favorise l’acceptation de soi pour s’apprécier malgré nos imperfections. Elle est un dépuratif des toxines physiques, émotionnelles et mentales, de l’ensemble des mémoires qui obstruent notre esprit.

 
 

11 . Elm – Orme champêtre

Ulmus procera

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Malgré des capacités importantes de chef, notre être se décourage de façon chronique, écrasé par la charge de sa tâche. Il a le sentiment d’être subitement débordé et se sent épuisé à l’idée d’entreprendre. Il n’a jamais douté de sa vocation au dessus du commun, mais par où commencer ? Le doute s’installe, d’autant qu’il ne peut plus reculer face à ses responsabilités qu’il juge incontournables. Pour évoluer, nous sommes invités à retrouver confiance dans le fait que l’Univers nous apporte un soutien infaillible et nous aide au moment opportun à retrouver notre vocation intérieure, qui élève notre âme. Alors, sans appréhension, nous faisons face à la situation.


L’arbre est puissant, dressé, majestueux, souvent multi centenaire. Pourtant, lorsqu’elles apparaissent, ses fleurs rose pâle qui poussent en paquet, tranchent avec cette première impression la teintant d’un arrière plan plus fragile, d’un moral en déroute.La floraison en avançant fait rougeoyer l’arbre qui finit par réchauffer le cœur. Plus tard encore, les samares passeront du vert au marron semant un doute quant aux vraies feuilles. Aucune graine ne germera : cet arbre est stérile. L’arbre fut terrassé malgré sa puissance, dès 1930, par un minuscule champignon de passage, qui décima les colonies européennes. L’essence aide à assumer de nouveau nos responsabilités, à être à la hauteur de nos devoirs tout en nous reconnectant à la Source.

 
 

12 . Gentian – Gentiane

Gentiania amarella

(11ème remède guérisseur)

N’arrive pas à se révéler dans sa pleine vérité : visée figée, surplace, incertitude :

Parce qu’il a un grand désir d’utiliser au mieux les ressources de ses qualités, notre être, qui a du mal à prendre du recul, cède au découragement et au pessimisme dès qu’il rencontre des obstacles. Il devient hésitant, insatisfait, déçu de lui-même, se bloque, doute de tout, manque de foi, semble usé et ne fait plus confiance au principe de la providence. Le moindre grain de sable lui rappelle une cuisante défaite. Toujours inquiet, dépressif, il se sent inadapté dans ce monde, assailli par un sentiment d’inutilité. Quelle est sa mission ? Il ne croit plus en rien. Pour évoluer, nous sommes invités à croire qu’au-delà des tensions que nous rencontrons existe toujours une issue positive, et qu’il n’y a pas d’échec pour celui qui aime la vie. Le courage revient, illuminé de joie. De nouvelles perspectives apparais­sent, qui métamorphosent l’étroitesse de nos perceptions.

La plante qui fleurit en automne fait face, à découvert, au piétinement des animaux et des marcheurs. Sa vulnérabilité se conjugue avec l’amertume de son goût. La fleur rouge violacé se ferme très vite dès que les conditions météo s’assombrissent. Elle triomphe de la mort et puise dans ses pro­fondeurs une paix divine. L’essence nourrit notre conscience en nous apportant une foi, une détermination qui colorent tout en rose !

 
 

13 . Gorse – Ajonc

Ulex europeus

(Remède auxiliaire, soutien aux guérisseurs)

L’incertitude qui fige notre visée, nous empêche de nous révéler dans l’existence – c’est le surplace :

À quoi bon espérer une amélioration ! Notre être renonce à se battre, convaincu que cela ne sert plus à rien. Son triste sort est scellé. Il est prostré, inconsolable. Il a capitulé et démissionne devant le plus petit obstacle. Fataliste et profondément déprimé, il attend que sa condamnation tombe. Il ne croit plus en son salut. Pour évoluer, nous sommes invités à reprendre pied, afin que ré émerge notre volonté de vivre. Le courage revient. Nous acceptons alors notre destin et retrouvons le chemin d’une pensée positive. Notre force vitale se régénère.

La plante coriace et touffue possède une vitalité hors du commun. Ses feuilles piquantes sont des concentrés d’énergie qui aiguillonnent et forcent à réagir ceux qui se sont retirés dans leur désolation. La délicate fleur jaune d’or, reflète la puissance solaire au sortir de l’hiver. Le désespoir fond comme neige au soleil. La vie nouvelle émerge au solstice de printemps, et les épines protègent le buisson fleuri, qui vainc sa fragilité face à la prédation des menaces qui l’assaillent. L’aiguillon du renouveau impulse un élan neuf. Plus tard, en pleine chaleur d’été, la gousse expulse la graine mure dans un claquement qui fait sursauter.  L’essence porteuse d’espoir, stimule l’envie de renaître même quand tout semble perdu.

 
 

14 . Heather – Bruyère

Caluna vulgaris

(Remède auxiliaire, soutien aux guérisseurs)

La solitude source d’isolement, de souffrance, d’exclusion, d’incompréhension :

Notre être comble son vide en ramenant tout à sa propre personne. La solitude le tourmente. Pour calmer son angoisse existentielle secrète, il parle de lui de manière obsessionnelle, exagère, capte et détourne l’attention de son auditoire, lequel finit par se lasser et se détourner. A la fin, ce « pot de colle » se retrouve seul. Il a besoin d’un public pour continuer d’affabuler et d’asseoir son narcissisme mais sa communication est à sens unique. La discrétion n’est pas la qualité première de cet être pléthorique qui parle fort, sans trêve, et qui adore mettre en scène sa propre légende de vie. Pour évoluer, nous sommes invités à apprendre le silence, l’écoute, et à dépasser notre complexe d’enfant dépendant. Nous nous consacrons à d’autres causes que la nôtre en puisant force et assurance dans un sentiment d’Unité.

Cette plante arbustive « de paysage » recouvre les étendues dégagées, sauvages et ventées des landes et des terres de montagne. Elle forme des colonies denses qui s’étalent comme des forets miniatures. Ses fleurs, même desséchées restent collées à la tige. Sa domination étouffe les maigres ressources de ces sols pauvres, qu’elle finit pourtant par stabiliser en y installant son influence rééquilibrante. L’essence invite à lâcher prise et à nous adonner avec calme à la profondeur du sentiment d’Unité qui nous relie au Tout, vaste et illimité.

 
 

15 . Holly – Houx

Ilex aquifolium

(Remède catalyseur, qui favorise la mise en lumière de l’ombre)

L’hypersensibilité aux influences et aux idées fait qu’on renonce à exprimer pleinement sa différence, qu’on étouffe sa  propre créativité en réprimant celle des autres.

L’âme est empoisonnée par la rancune, l’envie, la cupidité, la jalousie et la méfiance. Notre être, infesté d’influences obscures, envahi par un désir de destruction, s’est replié sur lui-même, frustré, incapable de contrecarrer sa rage et encore moins de pardonner. Son agitation viole et brise toute intention lumineuse mise au service du sacré. Il est facilement offensé. Sa mauvaise humeur tourne à la paranoïa. Il pense souvent « vengeance ! ». Parfois, la haine envahit son cœur endurci. Pour évoluer, nous sommes invités à développer une meilleure compréhension des autres, et à être amoureux de la vie. Nous ouvrons alors notre cœur, nous réjouissant de leurs succès, devenons bons et reconnaissons mieux notre propre place dans le concert de la diversité. Nous sommes reliés.

Le houx, dont le feuillage est très dense, s’épanouit à l’ombre d’autres végétaux. Les feuilles persistantes, coriaces, cireuses protègent et soutiennent de leur crochets piquants le cœur de l’arbre. Par contraste violent, les baies sont aussi rouges que ses feuilles vert-sombre. Ces dernières s’orientent de façon autonome pour recevoir chacune, dans cette phase sombre, le plus de lumière possible. La plante sacrée qui pousse en groupe, écarte le mal. Dans la mythologie, le houx rend immortel. Le parfum subtil de ses fleurs blanches à quatre pétales, symbole christique de pureté, est un nectar d’amour universel qui apaise et fortifie. L’essence nous aiguillonne pour réveiller la force d’amour qui est en nous. Elle invite à développer des sentiments fondés sur la bienveillance et la bonté.

 
 

16 .  Honeysuckle – Chèvrefeuille

Lonicera caprifolium

Le manque d’ancrage et d’implication dans la vie, sources d’illusions détourne notre attention du moment présent et dilapide notre vitalité :

Notre être n’arrive pas à se consoler du temps passé. Il se remémore et rêve de se réaliser dans des circonstances qui n’ont plus cours. Il regrette et se projette dans un monde peuplé de souvenirs. Il voudrait tout recommencer de zéro car il n’arrive pas à faire le deuil « de jours heureux qui ne reviendront plus ». Son plaisir est mélancolique : « c’est mort », pense-t-il, nostalgique. Par habitude, il vit dans un mirage peuplé de fantômes et n’arrive plus à s’amuser. Pour évoluer, nous sommes invités à sortir de notre léthargie, de notre paresse, à intégrer le passé, et à le lâcher. Alors, nous activons chaque jour une nouvelle aventure, slalomons et nous secouons dans une volonté d’agir, ici et maintenant.

L’arbuste grimpant, se fraye un chemin parmi les branches qu’il rencontre pour s’y accrocher et s’appuyer dessus à la conquête de la lumière. La fleur rouge et blanche propulse ses filaments et ses trompettes au sortir de l’hiver. Elle répand le soir et la nuit son parfum suave et sucré comme un rêve d’antan. Alors les papillons de nuit la pollinisent. Elle inaugure la levée des brumes et enchante les vieilles scories de sa vitalité volubile. L’essence aide à s’adapter aux changements, à tourner la page du passé, à se réadapter au présent. Assimilant mieux nos souvenirs à notre vécu, la mémoire d’enfance ré émerge comme par enchantement.

 
 

17 .  Hornbeam – Charme

Carpinus betulus

L’incertitude qui fige notre visée, nous empêche de nous révéler dans l’existence – c’est le surplace :

Notre être est fatigué, son tonus diminué. La routine l’ennuie, l’accable. Il se sent surmené, sans ressort, relâché, asthénique. Il n’arrive pas à se mettre en route, à transformer son énergie, à s’impliquer pleinement. Il peut encore accomplir sa tâche, mais au prix de quel effort ! Sa démotivation et ce poids, qui le poussent à dormir, s’estompent, dès que la mise en route est effectuée. Sa dépression est un nuage qui voile tout enthousiasme. Pour évoluer, nous sommes invités à changer, et à rompre avec notre léthargie en vibrant sur la vague de plaisirs spontanés. Nous cultivons alors cet alliage d’effort et de légèreté, qui créé un état d’esprit pétillant et fait remonter en nous des bulles de joie.

L’arbre robuste possède un bois blanc dur comme fer et lisse qui était utilisé autrefois pour fabriquer des pièces mécaniques soumises à de fortes contraintes et apprécié pour ses qualités de chauffage. Dans la nature, cet arbre qui possède une grande force vitale, apporte une ombre fraîche et dynamique qui régénère. L’ardeur et la couleur de ses frondaisons fleuries encouragent l’action. L’essence redonne dynamisme et vitalité, quand la monotonie et la lassitude mentale s’installent.

 
 

18 .  Impatiens – Impatiente ou Balsamine de l’Himalaya

Impatiens glandulifera

(1er remède guérisseur)

La solitude source d’isolement, de souffrance, d’exclusion, d’incompréhension :

Extérieurement gentil, équilibré, notre être, solitaire, vit pourtant à deux cents à l’heure, de façon impulsive car le mental le mène. Les choses doivent se faire vite et bien, à son rythme, sans quoi les nerfs s’enflamment. Ce surrégime, provoqué par une grande tension intérieure, est source de précipitation, d’énervement, d’intransigeance, de cruauté. La diplomatie n’est pas son fort. Il interrompt, chipe l’ouvrage des mains. Des douleurs aiguës, sévères, des névralgies, des tics apparaissent. Pour évoluer, nous sommes invités à respirer posément, et à faire preuve d’un discernement compas­sionné. Nos actes restent rapides, mais mesurés et réfléchis. Nous retrouvons le sens de la collabo­ration et la tolérance.

La plante très coriace et vigoureuse manifeste une énergie cinétique hors du commun. Quand on se frotte aux gousses mûres et gonflées, celles-ci explo­sent et projettent leurs graines comme des postillons hors de leur capsule. Les flancs de la cosse se tirebouchonnent comme des ressorts, d’un coup sec, nerveusement. Pourtant, la fleur délicate, presque exotique, est d’une couleur mauve pâle douce et ten­dre. L’essence apaise. Elle apporte une calme maîtrise de soi et favorise le pardon.

 
 

19 .  Larch – Mélèze

Larix decidua

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Notre être doute de ses capacités. Un choc est à l’origine de son manque de confiance. Il est convaincu qu’il ne réussira pas, miné par la timidité, les hésitations, et l’inadaptation. Il se déprécie, se sous-évalue, hésite et préfère jeter l’éponge en bredouillant des excuses, comme  pour échapper à son devoir. S’il tente sa chance, il se sent inférieur aux autres, persuadé qu’il va de nouveau échouer. Pour évoluer, nous sommes invités à faire preuve d’un réalisme confiant. Si nous persévérons, nous pouvons retrouver plaisir à exceller face aux défis de l’existence. Enfants du créateur, nous gagnons d’avance chaque combat, puisque nous sommes là pour apprendre.

L’arbre est vigoureux, élancé et très adaptable (l’altitude, le froid et le roc lui conviennent bien). Il peut donc s’installer malgré des conditions défavorables et à l’écart. Son bois est solide. Il redoute l’humidité et le soleil. Ses feuilles sont si fines, que malgré sa résistance, il paraît flou, incertain. En automne, leur brunissement lui donne un air dépenaillé. Malgré sa flèche courbée et ses branches pendantes qui accentuent l’impression d’un manque de soutien vertical, l’arbre, paré de vert tendre, inspire pourtant par la délicatesse de sa force, un sentiment victorieux et confiant. L’essence apporte assurance et estime de notre valeur vraie. Elle nous invite à essayer encore.

 
 

20 . Mimulus – Mimule

Mimulus guttatus

(3ème remède guérisseur)

La peur qui bloque les initiatives et la créativité :

Notre être reste prostré dans des phobies de toutes sortes, des craintes qui alimentent son manque d’audace. Il est introverti. Ses bégaiements, ses palpitations témoignent de son sentiment d’insécurité. Il supporte ses petites peurs concrètes, ses défaites et ses malheurs sans broncher car il a appris à survivre. Bien que timide, il peut être déterminé. Sa délicatesse et sa tendre compassion sont des atouts pour réussir. Pour évoluer, nous sommes invités à sentir que la finesse de nos perceptions est un atout pour nous laisser conduire par notre guide intérieur. Le calme et la sérénité reviennent alors, nous apportant joie et optimisme. Nous nous ouvrons courageusement au monde et retrouvons notre équilibre.

La plante aquatique, aux délicates fleurs jaune soleil, est ballottée dans de dangereux remous. Elle sème ses graines avec confiance au gré du courant. Parfois submergée, elle refait surface et affronte la mélodie de la vie avec courage, inventivité, insouciance et allégresse. L’essence apporte audace, lucidité et inventivité. Elle invite à s’exposer au monde avec compassion.

 
 

21 . Mustard – Moutarde des champs

Sinapis arvensis

Le manque d’ancrage et d’implication dans la vie, sources d’illusions détourne notre attention du moment présent et dilapide notre vitalité :

Notre être se trouve enfermé dans les ténèbres d’une bulle de tristesse, qui éclate et disparaît comme elle est venue, sans motif apparent – l’attaque est d’autant plus imprévisible que par ailleurs les circonstances de sa vie restent plutôt favorables. Sa mélancolie dépressive qui devient un brouillard l’isolant de tout est un trouble qui semble venir de loin. Alors, la lumière s’éteint, le désespoir l’étreint. Quelle force obscure rencontre t-il ? L’âme est entraînée dans un abîme. Durant cet épisode, rien ne semble pouvoir arrêter sa lourde descente. Pour évoluer, nous sommes invités à accueillir cette perturbation avec gratitude en assumant de traverser notre peine debout, avec simplicité et sérénité. Sur une base plus stable, l’affliction se transforme en une paix inébranlable.

La fleur jaune de la plante ensoleille allègrement les chemins et jaillit soudain par milliers sur les labours nus au moment où on la désire le moins. Cette opportuniste envahit l’espace vide, après avoir obscurément attendu des années les conditions idéales de germination. Les agriculteurs avant de traiter leur cultures la voyaient venir comme un fléau car elle était capable d’étouffer les autres plantes et donc de fortement réduire leur récolte. Les graines épicées, stimulent l’envie de reprendre le dessus. L’essence dissipe la morosité, apporte constance et sérénité là où la mélancolie avait occulté toute joie de vivre.

 
 

22. Oak – Chêne

Quercus robur

(Remède auxiliaire, soutien aux guérisseurs)

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Notre être qui est admiré pour sa témérité, s‘est habitué à vivre avec ses problèmes. N’en a-t-il pas toujours refoulé l’origine profonde ? Il porte le poids du monde, et sur la lancée du combat surhumain qu’il mène, ne renoncera jamais à la tâche. Son ego est très prononcé. Ayant appris à ne pas ménager ses efforts, il se charge même du fardeau des autres car il se sent protecteur et sait qu’on peut compter sur lui. Ainsi, le sens du devoir a forgé son endurance, sa patience et sa persévérance. Il semble infatigable, ne se plaint pas, mais en réalité, il est surmené, épuisé, à bout de forces. Même abattu, désespéré, il s’entête encore et va de l’avant, au-delà de ses limites.


 Pour évoluer, nous sommes invités à dépasser cette « lutte pour la vie », qui nous rigidifie. « Nul n’est indispensable ». Se récréer évite l’effondrement. Notre réserve d’énergie se renouvelle et nous aide à relever les plus grands défis.

L’arbre-roi, cher aux Gaulois, symbole de robustesse et de loyauté, fournit un matériau noble pour les constructions. Quasi immortel, il est un hôte généreux pour ses amis de la forêt. Ainsi, il héberge de nombreux insectes, oiseaux et petits mammifères. A moitié éventré, il vit encore. Il résiste à toutes sortes d’agressions, s’accommode de nombreux parasites, mais surchargé, peut se fendre d’un coup ! L’essence apporte à la fois persévérance, compréhension et acceptation de nos limites.

 
 

23 . Olive – Olivier

Olea europa

(Remède auxiliaire, soutien aux guérisseurs)

Le manque d’ancrage et d’implication dans la vie, sources d’illusions détourne notre attention du moment présent et dilapide notre vitalité :

Notre être se sent vidé, exténué. Le souvenir de périodes d’intenses luttes a laissé sur son corps et son esprit l’empreinte d’un fardeau qu’il porte comme sa croix. Épuisé à l’idée d’entreprendre, au bord des larmes, il préfère dormir. A force de dépenser son énergie à tout va et de se négliger, tout devient effort. Le seuil qu’il a franchi ne lui permet plus de se recharger. Pour évoluer, nous sommes invités à respecter nos besoins, et à faire appel aux ressources transformatrices de notre Moi supérieur. Peu à peu, notre vitalité se régénère, malgré nos difficultés.

L’arbre originaire de Méditerranée vit très vieux. Malgré son âge et ses tailles régulières pour en dégager le centre, il continue jusqu’au bout de produire des fruits – que l’on consomme pour la vertu de leur huile réputée nous conduire en forme, centenaires ! L’arbre rabattu au niveau du sol se régénère du pied. Son écorce est sèche et ridée, ses racines sont très développées pour faire face à découvert à la sécheresse et au soleil. L’olivier annonce la fin du déluge. Symbole de renouveau, sa vitalité nous réconcilie avec nous-mêmes dans un climat de paix intérieure. L’essence relance notre vitalité, nous soulage de notre lassitude de vivre, éponge l’extrême fatigue.

 
 

24 . Pine – Pin sylvestre

Pinus sylvestris

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Notre être n’a jamais la conscience tranquille. Sa mémoire incube depuis l’enfance de vieilles souffrances dont il ne s’est jamais libéré. Ainsi, il reste fixé au passé. Il s’en veut, s’excuse tout le temps, se condamne avec sévérité, se décourage en s’accablant de reproches. Il est persuadé de ne pas mériter l’amour des autres et se diminue, de façon très autocritique. Il se sent coupable, indigne de toute grâce et se retire de l’existence en déformant ses manquements, selon une vision très manichéenne et très morale des choses. Il s’attribue des fautes qui ne lui reviennent pas, se sacrifie, ne se pardonne jamais. Pour évoluer, nous sommes invités à nous aimer, tels que nous sommes, et à nous délivrer du « péché du monde ». Nous vivons sur Terre pour expérimenter et devons notre rédemption au pardon que nous nous accordons à nous-mêmes. Nous devenons humbles et acceptons nos erreurs.

Le pin sylvestre est un arbre apparu primitivement dans l’évolution des espèces. Il est dressé, solide et pousse dru. De son écorce écorchée perle un suintement ambré et collant qu’il semble cacher. Sa floraison et sa fructification sont des processus lents qui s’étagent sur plusieurs cycles. Le pin produit des essences aromatiques, qui clarifient et nettoient les obstructions. Les aiguilles, acidifiantes pour le sol, démêlent la part de responsabilité, qui nous incombe face aux autres. L’essence est facteur d’estime de soi et de rédemption. Elle nous lave dans un sentiment de repentir envers nos propres erreurs.

 
 

25 . Red Chestnut – Marronnier d’Inde à fleurs rouges

Æsculus carnea

La peur qui bloque les initiatives et la créativité :

Notre être, empathique à l’extrême, projette les angoisses de son effusion affective sur les personnes qui lui sont chères. Le souvenir inconscient d’événements traumatiques de la vie le rend obsédé par leur bien. Il appréhende et transmet sa peur qu’il leur arrive à leur tour des choses terribles ou qu’un malheur s’abatte sur elles. Il les surprotège, impose son aide, s’identifie au pire, se torture en imaginant des catastrophes, et finit par étouffer ses proches qui se sentent vampirisés. Pour évoluer, nous sommes invités à couper le cordon ombilical, et à savoir souhaiter le meilleur pour l’être aimé sans nous introduire dans ses affaires. Quelle que soit la situation, faisons lui confiance pour qu’il trouve son chemin !

Les fleurs de cet arbre ornemental projettent la chaleur de leur couleur intense qui varie du rose foncé au rouge vermillon. Elles dégagent un fort sentiment d’amour tendre à tendance collante. Mille étincelles bienfaisantes influencent le vert intense de son feuillage. Pourtant, la vitalité de l’arbre reste faible et marquée par un chancre. Ses branches ploient comme pour protéger un petit être chétif en détresse. L’individu est-il inquiet ? L’essence nous apporte une compréhension souple des autres, de la confiance envers eux, qui nous détache de la symbiose. Elle nous permet d’envoyer des pensées positives qui les guide face aux difficultés qu’ils rencontrent.

 
 

26 . Rock rose – Hélianthème à feuilles rondes

Helianthemum nummularium

(12ème remède guérisseur)

La peur qui bloque les initiatives et la créativité :

Notre être ultra sensible est débordé face à l’état d’extrême urgence dans lequel il se trouve. Sa détresse hystérique est profonde : la mort rôde ! Il vit muré dans le froid silence d’une terreur panique qui inonde ses sens. Ses perceptions sont altérées, ses réserves nerveuses mises à sac. Tout raisonnement devient impossible. La crise l’absorbe dans un sentiment de vide. Le péril que rencontre l’âme de ce type lorsqu’elle s’incarne dans le monde physique exige une conduite qui allie vigilance extrême, observation et bravoure. Pour évoluer, nous sommes invités à mobiliser des ressources spirituelles puissantes. Respirations, visualisations, prières libèrent des forces surnaturelles à la mesure du défi surhumain que nous traversons. Un courage héroïque vient à notre secours.

Le bouton de cette fleur  vulnérable est fripé. Il regarde ordinairement le sol. Dès que le soleil se dévoile, il s’ouvre et s’oriente vers lui. La corolle se gorge alors de son énergie et claironne en retour sa lumière d’or intense. Sa réponse instantanée à la vie est un sursaut de conscience qui nous inspire de vaincre les brumes de l’épreuve de vérité que nous pénétrons. L’essence refroidit l’affolement, nous aide à rationaliser toute situation, nous apporte un calme de glace face au danger, et nous permet de retrouver notre sang-froid.

 
 

27 . Rock water – eau de roche

(Remède auxiliaire, soutien aux guérisseurs)

L’ingérence dans les affaires des autres, qui nous empêche d’être centré, juste et authentique. Notre ego sur actif veut corriger sur le champ toute erreur :

Notre être se surveille, persuadé de servir d’exemple pour les autres. Il prend tout au sérieux. Perfectionniste, il s’impose une sévère discipline, des principes moraux ou spirituels, stricts. Il refoule sa joie de vivre, réprime ses élans. Il est dans le « faire » et a perdu de vue sa réalisation. Beaucoup de stéréotypes prévalent, qui conduisent à des comportements rigides, autoritaires et masochistes. Pour évoluer, nous sommes invités à faire preuve de plus de souplesse, d’humilité et de sincérité. Puisque des vérités plus profondes se font jour sans cesse, nous pouvons abandonner nos théories et accueillir ce qui vient. Nous restons ouverts, et la nature s’écoule à travers nous.

L’eau de roche, qui n’est pas un élixir floral, est une eau de source dont la vertu guérisseuse est d’avantage liée au fait qu’on la rencontre dans un site naturel préservé et remarquable que pour son éventuelle réputation d’appartenir à un sanctuaire miraculeux à connotation sacrée ou religieuse. Elle jaillit de la terre, après s’être purifiée, tout au long de son parcours souterrain et vitalise tout ce qui est vivant. Sa résurgence est un lieu de renouveau, puis, fluide, elle s’adapte au relief, glisse et s’insinue, non sans s’être frottée à la conscience du cristal, à la dureté du minéral. Elle s’écoule avec légèreté et contourne les obstacles vers les zones de moindre résistance. L’essence nous apporte souplesse, adaptabilité, compréhension face à nos semblables et face à nous même.

 
 

28 . Scleranthus – Scléranthe ou Alêne ou Gnavelle annuelle

Scleranthus annuus

(9ème remède guérisseur)

L’incertitude qui fige notre visée, nous empêche de nous révéler dans l’existence – c’est le surplace :

Notre être saute du coq à l’âne. Hésitant, il change d’avis comme de chemise. Son humeur et son état oscillent au rythme de ces va et vient. Quelle direction prendre ? Il est confus, indécis, versatile, ballotté entre deux choix. Il paraît incohérent, instable. Ses alternances, son manque de conviction le font passer pour peu fiable et peu équilibré. Lorsque le mental court-circuite l’intuition, l’âme reste sans voix, ce qui provoque une paralysie de l’action. Pour évoluer, nous sommes invités à être plus réceptif aux messages de notre guide intérieur. Nous apprenons alors à nous déterminer sans hésiter. L’âme nous suggère de nous redresser, de trouver notre voie de façon directe, de décider avec précision, clarté, habileté, lucidité, sûreté. Recentrées, nos perceptions s’affinent.

Les tiges de la plante, difficile à repérer, presque insignifiante, évoluent dans toutes les directions à partir de ses nœuds en « V » qui semblent enchevêtrés. Buissonnante, verte et rase, elle se glisse entre les pierres. A l’inverse de ce geste, la racine pénètre en profondeur et les fleurs sans pétales, sont vouées à transmettre la semence de leur vie sans détour. L’essence nous apporte constance et résolution, intuition et discernement pour choisir parmi les contraires : faire une chose et s’y tenir.

 
 

29 . Star of Bethleem – Ornithogale en ombelle ou Dame d’onze heures

Orthogalum umbellatum

(Remède catalyseur qui relance l’énergie quand le processus de guérison reste bloqué)

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Notre être ne se console pas d’avoir vécu un événement pénible – un accident, une blessure,  une mauvaise nouvelle, une perte subite… autant d’émotions violentes qui peu à peu nous ont désensibilisé. Le traumatisme peut être récent ou ancien, physique, psychique ou spirituel ; la douleur qu’il entraîne nous plonge dans un chagrin qui nous laisse gorge serrée, sans réaction. Peu à peu, nous-nous sentons décalé, délocalisé, isolé. Notre aura se déforme et nous-nous retirons de la vie. Nos perceptions se dégradent, notre aspiration dans le tourbillon du monde aggrave la situation et renforce notre découragement. La rumination parachève cette chute et nous rend acariâtre. Pour évoluer, nous sommes invités à réajuster nos réactions nerveuses face à de brusques perturbations d’ambiances sensorielles et énergétiques. La confusion se disperse, nous récupérons nos forces en comprenant qu’un traumatisme est aussi un levier qui nous aide à croître. 

La plante est un baume étincelant, qui apaise l’âme. Ses ressources régénèrent. Les fleurs, aimantées par le soleil du matin étincellent. Leur étoile à six branches symbolise le pur équilibre réalisé entre deux trinités qui s’interpénètrent, l’une matérielle, l’autre divine. L’essence, raffermit l’équilibre intérieur, clarifie l’esprit, aide à récupérer ses forces après un choc, un stress.

 
 

30 . Sweet chestnut – Châtaignier

Castanea sativa

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Notre être se sent égaré dans les bas fonds d’une galerie noyée, sans issue. Il a tout essayé, où se tourner encore ? Il est désarmé, déchiré, anéanti. Le tunnel de sa désespérance est sans fin. Une sensation d’angoisse, de tension extrême, rend sa situation explosive, au-delà du tolérable. A l’aide… Quel miracle peut-il encore attendre pour échapper à l’enfer de cette  destruction ? Le piège se referme derrière une impasse qui semble totalement bouchée. Pour évoluer, nous sommes invités à élever notre regard vers des cimes d’espérance. L’expérience de Dieu est source de miracles et la foi, source des plus grandes transformations qui soient. 


Si on accepte de suivre l’ultime fil d’espoir et de lumière que la présence divine nous tend, alors la tension se relâchera peu à peu, et le pessimisme noir débouchera sur le génie de nouveaux horizons qui permettront de vaincre.

L’arbre magnifique est un concentré de vitalité qui s’élève. Sa force, hors du commun n’a d’égal que la puissance de ses racine. Ses feuilles, oblongues, vert-intense, très dentées et l’élan du fût, impriment un souffle frais, qui suggère renouveau et dépassement. Tout est feu dans cet arbre : les étamines des fleurs mâles qui comme des bâtons d’anniversaire crachent des traînées d’étincelles, la stimulation des bogues aux épine acérées. L’essence délivre de l’égarement angoissant du néant, débouche l’horizon, invite à explorer en soi la ressource de vaincre un destin contraire.

 
 

31 . Vervain – Verveine officinale

Verbena officinalis

(6ème remède guérisseur)

L’ingérence dans les affaires des autres, qui nous empêche d’être centré, juste et authentique. Notre ego sur actif veut corriger sur le champ toute erreur :

Notre être, insatisfait et très impatient, dépense une énergie énorme pour rallier les autres à ses opinions. Il cherche à placer sa conception du bonheur, de la justice et s’engage, tendu vers un idéal extrême. Il argumente, insiste, s’enflamme. À force de trop en faire, son activisme et son exubérance l’épuisent. Surmené par sa volonté de fer, il prend des risques, mais l’entourage ne suit plus ! Pour évoluer, nous sommes invités à enlever nos œillères, à ouvrir notre esprit. Le vrai porte-flambeau est celui qui rallie par la grâce de sa justesse : il respecte l’expression de son prochain, conscient de ne pas se laisser mener par sa soif de pouvoir. Nous cessons d’écraser les autres. Notre mesure devient un instrument d’amour.

Perchée sur de très longs pédoncules, la fleur mauve pâle discrète et parfumée est minuscule. La racine fait de nombreux rejets, les feuillages foisonnent jusqu’à l’étouffement. L’exubérance de cette croissance fougueuse contraste avec la finesse d’un étendard porté si haut. L’essence calme le fanatisme, apporte simplicité, douceur, pédagogie, souplesse, pondération, tolérance.

 
 

32 . Vine – Vigne

Vitis vinifera

(Remède auxiliaire, soutien aux guérisseurs)

L’ingérence dans les affaires des autres, qui nous empêche d’être centré, juste et authentique. Notre ego sur actif veut corriger sur le champ toute erreur :

Notre être, sûr de lui, impose son tempérament de feu, sa domination sans partage. Ayant ressenti que sa créativité avait été fortement bridée dans sa jeunesse, devenu adulte, il applique à son tour une attitude castratrice et violente qui nourrit une soif d’attention sans partage. Il demande obéissance, exige, ordonne. À ses yeux, ses capacités hors du commun légitiment sa suprématie. Il est nerveux, intraitable et sans pitié. Seuls ceux qui aiment comme lui le pouvoir ont les faveurs de ce tyran. Manquant d’empathie et de sensibilité émotionnelle, son arrogance n’admet aucune critique. Sa vocation est pourtant celle de donner ! Pour évoluer, nous sommes invités à coopérer en respectant la singularité des autres. Rendre service à notre prochain assouplit nos conceptions rigides et nous rend indulgent. Savoir déléguer, sans négliger l’héritage de notre autorité intérieure, ouvre le cœur.

La vigne est l’une des premières plantes de l’histoire de l’humanité à avoir été domestiquée. Obtenir des grappes de raisin appétissantes et gorgées de jus, exige une attention constante et de nombreuses interventions. Les vrilles de la plante s’élancent puis s’enroulent en se contractant autour de ce qu’elles agrippent. Ses fortes racines s’incrustent dans le sol. Le chapeau de la petite fleur est rejeté par la poussée des étamines. Prendre appui pour croître sans contraindre peut devenir une exigence généreuse. L’essence instille la sagesse dans l’autorité. Elle teinte l’ambition de touches d’esprit d’équipe et de pédagogie.

 
 

33 . Walnut – Noyer

Juglans regia

L’hypersensibilité aux influences et aux idées fait qu’on renonce à exprimer pleinement sa différence, qu’on étouffe sa  propre créativité en réprimant celle des autres.

Notre être, sensible aux pressions de toutes sortes ainsi qu’aux intentions de pouvoir portées contre lui, se laisse facilement déstabiliser. Il a besoin de se protéger des influences négatives qui le désarçonnent et l’empêchent de poursuivre ses objectifs. Jusqu’à présent, il savait s’affirmer, mais aujourd’hui, au seuil de parachever son œuvre et d’entamer un cycle nouveau, sa traversée devient une épreuve qu’il rejette et le fait souffrir. Comment aborder les changements que son développement exigent dans ce climat hostile ? Comment résister à l’intrusion de ces forces qui s’invitent dans le champ nouveau qu’il explore ? Pour accoucher de notre nouvelle identité, nous sommes invités à concilier souplesse et fidélité à nous-même. Ecartant le doute, nous-nous ouvrons aux lois de perspectives inconnues, nous-nous adaptons. Nous dégageant de notre tendance à être influencés, les ombres du passé se dissipent.

L’arbre par son parfum et son ombre froide, dépose dans la nature une empreinte qui tient en respect l’influence de ses voisins. La bogue charnue et chargée de tanins amers puis le bouclier de la coque, protègent le fruit – le cerneau qui ressemble tellement à un cerveau humain – de toute intrusion extérieure. L’essence est un « brise-lien » qui invite à s’adapter au changement. Elle nous aide à nous affirmer.

 
 

34 . Water violet – Hottonie des marais – Violette d’eau

Hottonia palustris

(10ème remède guérisseur)

La solitude source d’isolement, de souffrance, d’exclusion, d’incompréhension :

Notre être, indépendant, délicat, raffiné, évolué, s’isole dans la forteresse de son exception. Il s’est retiré du monde et son besoin de tranquillité a transformé sa calme maîtrise en un repli parfois jugé hautain. La promiscuité étouffe cette grande et vieille âme. L’être, qui a besoin de se sentir libre, garde ses distances. Il se suffit alors à lui-même et souffre de son attitude dédaigneuse qui lui procure du chagrin. Pourtant on vient vers lui car son conseil est prisé, mais il veut garder le parfait contrôle de ses émotions et évite tout contact susceptible de le mettre à découvert. Pour évoluer, nous sommes invités à retrouver le chemin de l’humilité, à tempérer notre froideur en acceptant de communiquer chaleureusement. Notre dignité et notre discrétion s’allient à une douceur qui favorise l’échange, le contact. Une sensation de grâce souveraine émerge.

La plante se développe dans l’eau et flotte librement sans que ses racines ne trouvent aucun appui. Elle est rare, peu accessible, et vit retirée, craignant la pollution. La rosette des feuilles immergées, découpées comme de la dentelle et la disposition en verticille des fleurs, rappellent des étoiles. Les couleurs mauve pâle et jaune de la fleur soulignent la finesse de ses qualités aimantes. L’essence nous détrône de notre tour d’ivoire, nous apporte tact, délicatesse, sociabilité. Elle nous permet de communiquer à égalité, faculté qui transmet la joie.

 
 

35 . White chestnut – Marronnier d’Inde à fleurs blanches.

Aesculus hippocastanum

Le manque d’ancrage et d’implication dans la vie, sources d’illusions détourne notre attention du moment présent et dilapide notre vitalité :

Notre être est tourmenté par des schémas de pensée et des événements redondants. Un  monologue intempestif s’installe. Son mental s’emballe, surchauffe ; le manège de ses préoccupations le torture et ne s’arrête jamais. Toutes cette agitation mine ses nuits, ravage sa paix intérieure, et laisse place à un trop plein de tensions. Ces raisonnements indésirables laissent bien peu de place aux choses concrètes du quotidien. Pour évoluer, nous sommes invités à faire le vide afin de redevenir maîtres de nos émotions. La méditation, l’attention portée à la respiration sont des entraînements qui ramènent toute chose vers l’harmonie. Les pensées inadéquates se calment, les solutions aux problèmes surgissent avec limpidité.

Au moment de sa floraison, l’arbre est constellé d’inflorescences blanches groupées en pyramides. Leur éparpillement apparent et leur dissymétrie invite à repenser l’ordre de toute chose. C’est de la majesté de cet immense candélabre que provient, la profusion de lumière qui en émane. L’arbre est robuste mais a une silhouette rameuse vague et éclatée. L’écorce lisse s’écaille en plaques irrégulières qui se détachent. Les feuilles palmées et fortement nervurées, lisses et très dentées, indiquent qu’il a pourtant du tempérament. L’essence nous aide à avoir les idées claires, à faire preuve de discernement.

 
 

36 . Wild oat – Avoine sauvage ou Brome rude

Bromus ramosus

(Remède auxiliaire universel, catalyseur qui aide à identifier le remède qui nous convient)

L’incertitude qui fige notre visée, nous empêche de nous révéler dans l’existence – c’est le surplace :

Notre être, de type caméléon polyvalent, est doué. Il disperse son énergie dans une multitude de directions qui n’aboutissent pas, cherchant souvent la difficulté comme pour mieux se persuader de son handicap. Il est hésitant, indécis, peu impliqué dans la vie et s’ennuie. Il se tourne vers des tâches peu créatives. Son ambition vacille et bute sur l’insatisfaction générée par le manque d’engagement envers lui-même. Que choisir ? Où s’investir ? Quelle tâche lui est dévolue ? Tous ces possibles inexplorés finissent par le décourager. Il manque de volonté pour aller au bout de chaque démarche et prend du retard sur son développement. Pour évoluer, nous sommes invités à établir des objectifs clairs, des buts précis, qui nous aident à exprimer notre vocation. On se focalise sur une direction, et on s’y tient ! De nouveau, le destin trace sa route, l’ennui se dissipe.

Les panicules diffuses de cette graminée sauvage se balancent au bout de longues tiges. Elles divaguent à la moindre brise et s’inclinent en balayant toutes les directions. C’est une plante d’ombre qui cherche la lumière avec ses antennes perchées. Le tapis formé par cette colonie disparate semble attendre une improbable finalité. L’essence nous aide à suivre des objectifs précis : se tenir à un fil conducteur permet, peu à peu, de trouver sa voie.

 
 

37 . Wild rose – Eglantier

Rosa canina

Le manque d’ancrage et d’implication dans la vie, sources d’illusions détourne notre attention du moment présent et dilapide notre vitalité :

Notre être renonce à tout. Il est tout simplement désespéré, apathique. Il se résigne à son malheur, enfermé dans l’attente d’une fin sans éclat. Sa paresse indifférente renforce la vision qu’il a de sa propre vie : insipide. Il est passif, ne s’intéresse pas aux autres et se morfond d’ennui. Tout désir a déserté sa vie. Il rumine sa mélancolie sans se plaindre, ne trouvant pas le courage de s’affirmer. Pour évoluer, nous sommes invités à renouveler notre intérêt pour toutes ces petites choses de la vie quotidienne, qui d’ordinaire, sans attention nous lassent. Le sens de l’humour perce enfin. La motivation revient. L’existence s’éclaire de nouveaux attraits.

Les tiges de l’églantier poussent drues, serrées puis, ayant perdues leur soutien, se courbent et retombent à terre. Elles sont dardées d’éperons aussi redoutables que les canines d’un chien qui ne lâcherait plus sa prise. L’endormi est aiguillonné. Les « poils à gratter » contenus dans les cynorrhodons, rouges et bourrés de vitamine C renforcent ce sentiment. Les épines permettent aux tiges de se crocheter, lesquelles sans elles, pour mieux résister au vent, seraient abattues. La grande fleur flamboyante et molle s’épanouit, son cœur rose pleinement ouvert à la vie. Son expression se gorge de vitalité au contact du soleil. La force jaillit de ses étamines jaunes d’or. Malgré ces qualités, tout inciterait à croire que ce buisson épineux est voué à rester dans l’isolement de son talus inaccessible. L’essence redonne goût à la vie en perfusant les sens du beau et du léger.

 
 

38 . Willow – Saule

Salix vitellina

Le découragement et le désespoir qui suscite un sentiment débordant d’inadéquation, de résignation, cause d’un renoncement à la joie d’être :

Notre être, qui rumine son infortune, perd goût aux choses de la vie. Il se sent mal servi par l’existence qui ne lui accorde pas le succès matériel qu’il pense mériter. L’adversité le conduit à se retirer dans son amertume, à cultiver l’aigreur, l’inflexibilité et la victimisation. Il devient alors envieux, accusateur, et pour finir, irascible. Il ne peut s’empêcher de pointer à l’extérieur tout ce qui est négatif. Il se plaint de son manque de réussite sociale et matérielle mais ne s’en sent pas responsable. Il a du mal à pardonner. Sa rage rentrée continue d’alimenter des pensées fielleuses qui ne font qu’envenimer sa situation. A la fin, il se fait exclure. Pour évoluer, nous sommes invités à orienter notre regard vers une lecture positive de l’existence. 


Artisans de notre propre transformation, nous acceptons d’être responsables de nos schémas de pensée. Nous fréquentons des gens sains et simples et acceptons d’être dans la pleine affirmation de la vie.

L’arbre pousse sur les berges et en terrain inondé ou marécageux. Son bois est très flexible. Il a une grande affinité pour l’eau et ses racines s’infiltrent partout. Sa vitalité est si incroyable qu’une branche plantée en terre est capable de repousser ! Il est encore domestiqué et souvent sévèrement rabattu. Pourtant, sa volonté de croître vainc cet étêtage cruel au point de stimuler sa repousse. Le saule renouvelle alors sa parure et rayonne sans rancune. Chaque année, les jeunes scions sont prélevés pour en faire des claies et des poteaux. L’essence lave du refus de ce qui nous est donné, nous faisant passer du statut de victime à celui d’artisan de notre destinée.

 
 

Rescue remedy – Le remède d’urgence

Universellement connu, ce mélange, que l’on utilise au même titre qu’une des 38 quintessences individuelles, prélude souvent à la découverte de la thérapie florale du Dr Bach. « Rescue remedy » s’avère précieux, lorsque notre être vit un choc. En effet, lorsqu’un événement inattendu, soudain, parfois violent, nous surprend, l’organisme, qui n’a pas eu le temps de préparer ses défenses, se trouve sans protection. Une discontinuité s’installe. Le remède d’urgence est un assemblage de cinq remèdes, qui permet de restructurer l’harmonie des différentes strates de notre aura perturbée. Certaines circonstances stressantes – un accident, un examen, une dispute, une convocation, la vue dans la réalité, au cinéma ou dans un rêve, d’images particulièrement pénibles, etc.- se traduisent par une rupture du cours de notre énergie : l’aura est comme déchirée, des énergies extérieures s’infiltrent. Nous sommes bouleversés. Nos fondements sont secoués, ébranlés, pulvérisés. Le recours à une aide médicale d’urgence hautement qualifiée est indispensable dans les cas de traumatisme corporel, de fracture, de blessure, de brûlure, de piqûre, ainsi que dans les accidents organiques subits, violents, les crises aiguës. Quoiqu’il en soit, cinq remèdes conjuguent leur action :

– Clematis nous invite à rester ancrés, sans fuir la responsabilité de notre implication dans le moment présent – perte de connaissance,

– Star of Bethleem dissipe le voile de la confusion engendrée par toute grande frayeur,

Rock rose libère des trésors de courage, quand la panique survient,

– Cherry plum invite à maîtriser nos ressources subconscientes face au grand défi que nous vivons,

– Impatiens invite à être posé, et à adapter sans précipitation une réponse adéquate à la restauration de notre équilibre énergétique.

Dans tous les cas, on verse quelques gouttes de concentré dans un verre d’eau que l’on boit ou que l’on fait boire à la personne par petites gorgées, toutes les 15 minutes, puis à intervalles plus distants et en attendant, si nécessaire, les secours. Il est indispensable d’avoir en permanence ce flacon à portée de main dans ses affaires. Quant aux doses, apprenons à nous en remettre à notre intuition, toujours précieuse, quelles que soient les circonstances.

 
 
 
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